Charles Sobhraj, un tueur en série français qui, selon la police, est responsable d’une série de meurtres dans les années 1970 et 1980, a été libéré de prison au Népal. Ses associés l’ont décrit comme un escroc, un séducteur, un voleur et un meurtrier.

Surnommé le “Bikini Killer” en Thaïlande, et aussi “Le Serpent” pour sa capacité à échapper à la police et à utiliser divers déguisements, Sobhraj, 78 ans, est soupçonné d’avoir tué plus de 20 routards occidentaux sur la “piste hippie” à travers l’Asie.

Cependant, le nombre réel de ses victimes est inconnu. Voici une chronologie de sa vie et de sa prétendue tuerie:

1944 : Né au Vietnam

Sobhraj est né à Saigon le 6 avril 1944 d’une mère vietnamienne et d’un père indien. Sa mère s’est ensuite remariée avec un Français.

En 1963, il se lance dans une vie de transgresseur de la loi internationale, qui le mènera en Grèce, en Turquie, en Iran, au Pakistan et en Afghanistan.

En 1970, il s’installe en Inde, où il est arrêté un an plus tard pour un cambriolage de bijoux. Il s’est enfui alors qu’il était en liberté sous caution et s’est rendu en Grèce, où il a été arrêté – mais a réussi à s’échapper.

1975 : le « tueur de bikini » thaïlandais

Sobhraj est arrivé à Bangkok en 1975 avec sa petite amie canadienne et un associé indien.

Il fréquente les touristes, se faisant passer pour un marchand de pierres précieuses.

En octobre, le corps d’une jeune femme a été retrouvé sur une plage de Pattaya, vêtue d’un bikini. D’autres victimes ont suivi, battues, étranglées ou brûlées vives.

Sobhraj, qui deviendrait connu sous le nom de « Bikini Killer », aurait utilisé les passeports de ses victimes pour de mystérieux voyages liés au trafic de pierres précieuses et de drogue.

Sous un nuage de suspicion, il s’enfuit en Inde.

1976 : Arrêté en Inde

En juillet 1976, il est arrêté en Inde après avoir tenté de droguer un groupe de plus de 20 touristes français dans un hôtel de la capitale nationale, New Delhi.

Il a également été accusé du meurtre d’un autre touriste français, Luc Salomon, qui avait été empoisonné dans un hôtel de Bombay.

En mai 1982, un tribunal indien l’a condamné à perpétuité pour le meurtre en 1976 d’un touriste israélien, Alan Jacob.

Il a été acquitté en appel un an plus tard faute de preuves. Mais il est resté en prison pour ses autres crimes.

1980 : la Thaïlande demande l’extradition

À la fin de 1985, l’Inde a accepté la demande de la Thaïlande d’extrader Sobhraj pour les meurtres d’un touriste turc et d’une Américaine, Teresa Knowlton.

Il y risquait la peine de mort.

Il s’est évadé de la prison de New Delhi en mars 1986 en donnant aux gardiens de prison des sucreries contenant de la drogue et des somnifères.

La police a attrapé Sobhraj quelques jours plus tard dans un restaurant de l’État de Goa, dans l’ouest de l’Inde. Une statue de Sobhraj, dans sa casquette à visière signature, reste au restaurant à ce jour.

Mais les retards du système judiciaire indien ont fait que l’affaire d’évasion de prison n’a pas été jugée avant plusieurs années, date à laquelle les autorités thaïlandaises avaient perdu tout intérêt à le faire extrader.

Accusé d’au moins 15 meurtres dans 10 pays, au moment où il a quitté les prisons indiennes en 1997, ses crimes présumés étaient tombés sous le coup de la prescription en Thaïlande.

A sa libération, il se rend en France et y vit tranquillement jusqu’en 2003 avant de retourner au Népal.

2004: attrapé à nouveau et a purgé une peine d’emprisonnement à perpétuité

Surnommé “Le Serpent” pour son habileté à se glisser et à se glisser hors du filet judiciaire, Sobhraj est retourné au Népal pour créer une société d’exportation de châles sous une fausse identité.

Il est rapidement reconnu et arrêté à Katmandou pour les meurtres en 1975 de deux touristes, le routard canadien Laurent Armand Carriere et l’Américaine Connie Joe Bronzich. Il a été détenu dans une prison de haute sécurité au Népal à partir de 2003.

Il a été condamné à perpétuité en août 2004 et purgerait 19 ans d’une peine de 20 ans.

2008 : Marié derrière les barreaux

Sobhraj a épousé Nihita Biswas, une ressortissante népalaise et une femme de 44 ans sa cadette, en 2008, alors qu’elle était toujours derrière les barreaux.

2022 : Sortie de prison

Le 21 décembre 2022, le plus haut tribunal du Népal a ordonné la libération de Sobhraj de prison pour des raisons de santé. Il a été libéré le 23 décembre et devait rentrer en France.



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By pfvz8

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