Je dernier film du réalisateur Luca Guadagnino (Appelez-moi par votre nom, Suspiria) s’ouvre sur une séquence de pré-titre charnue qui vous fera grimacer. Au cours d’une soirée pyjama adolescente apparemment typique, Maren timide et légèrement maladroite (Vagues‘ Taylor Russell) semble prêt à faire une passe à un camarade de classe. Au lieu de cela, elle mord hardiment et sans vergogne le doigt de la fille. Au milieu du chaos éclaboussé de sang qui s’ensuit, Maren rentre chez son père Frank (Clair de lune‘s André Holland) et l’air suppliant. Avec l’exaspération douloureuse de quelqu’un qui a déjà fait tout cela, il dit à sa fille de rassembler autant de ses affaires que possible afin qu’elles puissent s’enfuir avant que les flics n’arrivent.

Frank et Maren déménagent dûment dans une autre ville quelque part dans le Midwest, mais à ce stade, il atteint un point de basculement et s’acquitte de ses obligations parentales. Sa fille de 18 ans est livrée à elle-même avec seulement une poignée d’argent, son certificat de naissance et une cassette – nous sommes ici dans les années 80 – dans laquelle Frank raconte son combat pour protéger Maren des instincts cannibales elle a commencé à montrer comme un bébé. Maren n’a jamais connu sa mère, qui est partie quand elle était petite, alors elle décide de la retrouver avec la ville natale indiquée sur son certificat de naissance comme première escale.

Os et tout
Taylor Russell et Mark Rylance jouent également les « mangeurs » dans « Bones And All ». CRÉDIT : Warner Bros.

À ce point, Os et tout devient un mélange étrange mais enivrant de récit de passage à l’âge adulte, de road movie et finalement d’histoire d’amour. Le premier “mangeur” ​​- comme les cannibales semblent s’appeler eux-mêmes – à flairer Maren est Sully (Mark Rylance), un cinglé d’âge moyen froissé qui commémore ses victimes en tissant leurs cheveux en une méga-tresse qui ne cesse de croître. Maren est peut-être en train d’accepter le fait qu’elle est aussi une mangeuse, mais elle est visiblement repoussée par le trophée grossier de Sully. Elle trouve un plus grand terrain d’entente avec Lee (Timothée Chalamet), un vagabond maigre qui semble avoir trouvé un moyen de faire en sorte que le style de vie des mangeurs fonctionne pour lui. Réalisant à juste titre qu’il sera toujours un étranger, il fait la navette entre sa ville natale terne et divers endroits du Midwest où il peut tuer, manger et fuir avant que quiconque ne le soupçonne. C’est solitaire, mais supportable.

Adapté par le collaborateur fréquent de Guadagnino, David Kajganich, du roman primé de Camille DeAngelis, Os et tout est bien plus nuancé et sophistiqué que le film cannibale moyen. Bien que Lee semble avoir fait la paix avec qui il est et ce qu’il fait pour s’en sortir, Maren est aux prises avec le dilemme moral sismique d’être une personne dont la survie dépend du fait de tuer les autres. C’est aussi un peu long et sinueux, mais encore une fois, c’est peut-être censé refléter le voyage long et sinueux auquel ses protagonistes sont confrontés. Tout au long, Guadagnino équilibre audacieusement mais avec succès certaines scènes sombres et sanglantes déchirantes avec des moments de véritable tendresse. Cela aide que Russell et Chalamet, qui ont également brillé dans Guadagnino Appelez-moi par votre nom, ont une chimie facile qui s’approfondit avec le récit. Le résultat? Os et tout est un film à la saveur instantanée percutante qui laisse également un arrière-goût persistant et très doux-amer.

Détails

  • Directeur: Luca Guadagnino
  • Avec : Timothée Chalamet, Taylor Russell, Mark Rylance
  • Date de sortie: 23 novembre (au cinéma)





Source link

By pfvz8

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *