Ihsane El Kadi, propriétaire d’un groupe de médias et critique virulent du gouvernement, a été placé en détention provisoire.

Un éminent journaliste algérien a été placé en détention provisoire en vertu d’une loi sur la sécurité de l’État, selon les organes d’information qu’il dirige.

“Le journaliste Ihsane El Kadi, arrêté vendredi soir (…) a été placé en détention provisoire” par un juge d’instruction d’Alger, a annoncé jeudi le site d’information Maghreb Emergent.

Il a déclaré qu’il était détenu en vertu d’une loi relative à la réception de « fonds, dons ou avantages… pour avoir commis ou incité à des actes » qui menacent la sécurité de l’État ou « l’unité nationale ».

El Kadi, un critique virulent du gouvernement, est accusé de recevoir des fonds étrangers, ont déclaré ses avocats après son arrestation le 24 décembre. Il risque jusqu’à sept ans de prison.

Radio M, qu’il dirige également, a indiqué qu’El Kadi avait comparu devant le juge d’instruction “sans ses avocats, qui n’ont pas été prévenus”.

Le lendemain de son arrestation, la police a bouclé le siège d’Interface Media, qui gère les deux points de vente, et a saisi des documents, a-t-il rapporté.

El Kadi a été condamné en juin à six mois de prison après qu’un ancien ministre de l’information a porté plainte contre lui pour un article de Radio M. Le responsable s’est plaint qu’il s’agissait de Rachad, une organisation musulmane que l’Algérie qualifie de groupe « terroriste ».

Le ministre a également accusé El Kadi de « divulguer des informations susceptibles de porter atteinte à l’unité nationale ».

La peine a été confirmée en appel, mais le tribunal n’a pas ordonné la détention d’El Kadi. Il pourrait ne pas avoir à purger sa peine de prison car les peines sont souvent suspendues dans les affaires politiques.

Les mesures prises par les autorités contre El Kadi et ses médias ont généré une vague de soutien parmi les journalistes et les défenseurs des droits humains en Algérie et au-delà. Environ 800 personnes ont signé une pétition pour sa libération.

Reporters sans frontières, le groupe international de défense de la liberté des médias, a condamné l’arrestation d’El Kadi et appelé les autorités à « le libérer et à respecter le travail des médias dans le pays ».



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By pfvz8

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